LIVRE II. FABLE XVI
Oh! quel bonheur pour moi d'avoir sauvé ta vie!
Mais quel est mon étonnement !
Sais-tu que l'amitié, dans cet heureux moment, M'a donné d'un lion la force et la furie?
Vous Tètes, mon cher fils, oui, vous êtes mon roi,
Dit le chien tout baigné de larmes.
Le voilà donc venu, ce moment plein de charmes, Où, vous rendant enfin tout ce que je vous dois, Je peux vous dévoiler un important mystère !
Retournons à la cour, mes travaux sont finis. Cher prince, malgré moi, cependant je gémis, Je pleure; pardonnez : tout l'État trouve un pèro,
Et moi je vais perdre mon fils.