‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 107 sur 160 · LIVHE IV, FABLE VII · texte numérisé non relu

LIVHE IV, FABLE VII

— Souvent? — Oui. — C'est fort bien. Voire nouveau vizir Est-il nommé? — Sans doute, et le voilà qui passe. » Ledervis, à ces mots, court, traverse la place, Arrive, et reconnaît le pacha son ami.

« Bon, te voilà I dit celui-ci ; Et le coffret? — Seigneur, j'ai parcouru l'Asie: J'ai vu des fous parfaits, mais sans oser choisir.

Aujourd'hui ma course est finie,

Daignez l'accepter, grand vizir. »

Vlll. Le Laboureur de Castille.

Le plus aimé des rois est toujours le plus fort.

En vain la fortune l'accable; En vain mille ennemis, ligués avec le sort, Semblent lui présager sa perle inévitable : L'amour de ses sujets, colonne inébranlable.

Rend inutile leur effort.

Le pc'tit-fils d'un roi, grand par son malheur môme, Philippe', sans argent, sans lrou|)os, .sans crédit,

Chassé par l'.Xnglais de Madrid "'j

Croyait perdu son diadème.

Il fuyait presque seul , déplorant son malheur : Tout à coup à ses yeux s'offre un vieux laboureur, Homme franc, simple et droit, aimant plus que sa vie Ses enfants et son roi, sa femme et sa patrie. Parlant peu de vertu, la pratiquant beaucoup, Riche, et pourtant aimé, cité dans les Caslilles

1. Philippe V, petit-fils de Louis XIV, frfre du duc de Bourgogne, élèTe de Fénclon.

2. Capitale do l'Espagne dont PliDippeV était roi. — On voit qu'il faut proDOocer Madri et uon Alad^^de , comaje on le fait trop suqvent.

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