‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 112 sur 160 · LIVRE IV, FABLE X · texte numérisé non relu

LIVRE IV, FABLE X

Les bonnes pommes mônageail; Mais, lorsqu'il en trouvait quelqu'une de pourrie,

Eli soupirant il la mangeait.

Son fils , jeune écolier, faisant fort maigre chère. Découvrit à la fin les pommes de son père. Il attrape les clefs et va dans ce réduit, Suivi de deux amis d'excellent appélil. • Or vous pouvez juger le dégiU (pi'ils y firent,

El combien de pommes périrent!

L'avare arrive en ce moment,

De douleur, d'eiïroi palpitant :

« Mes pommes! criait-il : coquins, il faut les rendre,

Ou je vais tous vous faire pendre.

— Mon père, dit le fils, calmez-vous, s'il vous plak;

Nous sommes d'honnêtes personnes :

Et quel tort vous avons-nous fait?

Nous n'avons mangé que les bonnes'. »

.1. Le mot est plaidant, mais les bonnes pommes, en pourrissant comme les aul^e^, seraient devcuiie.'; mangeables pour l'avare, qui a dû, non sans raison, foueiter nos petits larrons. i i

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