LIVRE IV, FABLE IX
Que termine une juste et parfaite cadence,
Sont le prélude de ses chants.
Ensuite son gosier flexible , Parcourant sans elTort tous les tons de sa voix, Tantôt vif et pressé , tantôt lent et sensible,
Étonne et. ravit à la fois'.
Les juges cepemlanl demeuraient en balance. Le linot , le siTin , de la fauvette amis,
Ne voulaiont point donner de prix ; Les autres disputaient. L'assemblée en silence
Écoulait leurs doctes avis , Lorsqu'un goai s'écria : « Victoire à la fauvette ! »
Ce mot décida sa défaite :
Pour le rossignol aussitôt L'aréopage ailé tout d'une voix s'exj^lique.
Ainsi le suffrage d'un sot
Fait plus de mal que sa critique.
I . On peut lire dans Bnffon la description du chant du rossignol, c- oniparer avec ce passage.
X; L'Avare et son Fils.
Par je ne sais quelle aventure , Un avare , un beau jour, voulant se bien traiter,
Au marché courut acheter
Des pommes pour sa nourriture.
Dan? son armoire il les porta,
Les compta , rangea , recompta , Ferma les doubles tours de sa double serrure,
Et chaque jour les visita.
Ce malheureux . dans sa folie ,