‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 117 sur 160 · LIVRE IV, FABLE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE IV, FABLE XIII

Pourquoi pas? Altends-moi... » La sarcelle le quitte^-

Et revicnl traînant un vieux nid Laissé par des canards; elle l'emplit bien vite De feuilles de roseau, les presse, les unit Des pieds, du bec, en forme un batelet capable

De supporter un lourd fardeau ;

Puis elle attache à ce vaisseau Un brin do jonc qui servira de câble.

Cela fait, et le bâtiment Mis à l'eau, le lapin entre tout doucement Dans le léger esquif, s'assied sur son derriorg, Tandis que devant lui la sarcelle nageant Tire le brin de jonc, et s'en va dirigeant

Celte nef à son cœur si chère.

On aborde , on débarque , et jugez du plaisir !

Non loin du port on va choisir Un asile où , coulant des jours dignes d'envie ,

Nos bons amis, libres , heureux ,

Aimèrent d'autant plus la vie.

Qu'ils se la devaient tous les deux.

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