‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 135 sur 160 · LIVRE V, FABLE VI · texte numérisé non relu

LIVRE V, FABLE VI

Briser une si forte chaîne :

Il me faut un prétexte : il viendra, j'en réponds. »

Causant ainsi, nous arrivons

Jusque sur les bords de la Seine ;

Et j'aperçois un paysan

Assis sur une large pierre, Regardant l'eau couler d'un air impatient : a L'ami ,*que fais-tu là? — Monsieur, pour une affaire, Au village prochain je suis contraint d'aller : Je ne vois point de pont pour passer la rivière, Et j'attends que cette eau cesse enfin de (bouler'. »

Mon ami, vous voilà; cet homme est votre image; Vous perdez en projets les plus beaux de vos jours : Si vous voulez passer, jetez-vous à la nage ; Car cette eau coulera toujours.

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