VI. Le Paysan et la Rivière
• Je veux me corriger, je veux changer de vie, Me disait un ami; dans des liens honteux
Mon âme s'est trop avilie ; J'ai cherché le plaisir, guidé par la folie. Et mon cœur n'a trouvé que le remords affreux, (yen est fait , je renonce à l'engeance traîtresse Que j'adorai toujours sans jamais l'estinier. Tu connais pour le jeu ma coupable faiblesse :
Eh bien ! je vais la répi imer.
Je vais me retirer du monde ; Et , calme désormais, libre de tous soucis,
Dans une retraite profonde, Vivre pour la sagesse ei pour mes seuls amis.
— Que de fois vous l'avez promis 1.
Toujours en vain, lui répondis-je.
Çà, quand commencez-Vous? — Dans huit jours sûrement. — Pourciuoi pas aujuurd'hui'? Ce long relard m'afQige.
— Uh ! je ne puis dans un moment