XIX. L'Aigle et le Hibou
A DCCIS'.
L'oiseau qui porte le tonnerre , Disgracié, banni du céleste séjour " Par une cabale de cour,
S'en vint habiter sur la terre :
11 errait dans les bois, songeant à son malheur,
Triste , dégoûté de la vie,
Malade de la maladie
Que laisse après soi la grandeur.
Un vieux hioou , du creux d'un hêtre, L'entend gémir, se met à sa f» nôtre, Et lui prouve bientôt f^ue la félicité. Consiste dans trois pomts : travail , paix et santé.
L'aigle est touché de ce langage :
1 Mon frère', répond-il ( les aigles sont polis Lorsqu'ils sont malheureux), que je vous trouve sagol Combien votre raison, vos excellents avis, M'inspirent le désir de vous voir davantage,
1. Bon poète et homme excellent, Ducia, autear do pIusieoES'.ngédies qu'ont réussi, ce eu 1733, est mort co iSii.