‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 49 sur 160 · IV. Le Bonhomme et le Trésor · texte numérisé non relu

IV. Le Bonhomme et le Trésor

Uu bonhomme de mes parents ,

Çue j'ai connu dans mon jeune âge , Se faisait adorer de tout son voisinage ; Consulté , vénéré des petits et des grands , Il vivait dans sa terre en véritable sage.

Il n'avait pas beaucoup d'écus, Mais cependant assez pour vivre dans l'aisance;

En revanche, force vertus,

Du sens, de l'esprit par-dessus, Et cette aménité que donne l'innocence.

Quand un pau\Te venait le voir.

S'il avait de l'ariiont, il donnait des pistoles; Et, s'il n'en avait point, du moins par ses paroles Il lui rendait un peu de courai^e et d'espoir.

Il raccommodait les famiîles', Corrigeait doucement les jeunes étourdis

Riait avec les jeunes (illcs ,

Et leur trouvait de bons maris.

Indulgent aux défauts des antres, Il répétait souvent : « N'avons-nous pas les nôtres?

l. On ne doit pas dire en •vers» raccommoder les familles.» C'esl one location vulgaire à peine recevablc dans la conversation.

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