‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 57 sur 160 · IX. Les deux Chats · texte numérisé non relu

IX. Les deux Chats

Doux chats qui descenflaient du fameux Rodilard ', Et dignes 'ous les doux de leur noble origine, Différaient dembonpoint. L'un était graa a lard;

C'était l'aîné : sous son hermine ,

D'un clranoine il avait la mine, Tant il était dodu , potelé, frais et beau.

Le cadet n'avait que la iit-au

Collée à sa tranchante épine.

Cependant ce cadet, du matin jusqu'au soir,

De la ravo ù la gouttière

Trottait, couniit, il fallait voir 1

Sans en faire meilleure chère.

Enfin , un jour, au désespoir, II tint ce discours à son frère :

« Expli(|ue-moi par quel moyen,

Passant ta vie à no rien faire.

Moi travailla'nt toujours , on te nourrit si bien ,

Et moi si mal. — La chose est claire, Lui répondit l'aîné : tu cours tout le logis Pour manger rarement quehiue maigre souris.... —N'est-ce pas mon devoir? — D'accord, cela peut être;

Mais moi , je reste au[ircs du maître,

Je sais l'amuser par mes tours. j

Admis à ses repas, sat)s qu il me réprimande, Je pren(]sde bons morceaux, et puis je les demande

En faisant patle de velours;

Tandis que toi , pauvre imbécile,

Tu ne sais rien (jue le servir.

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