‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 59 sur 160 · LIVRE H, FABLE X · texte numérisé non relu

LIVRE H, FABLE X

On prit du boul des dents une ronce sauvage.

On ne galopa plus le reste du voyage ;

A peine .après deux jours, allail-on même au pas.

Jugeant alors la leçon faite, Le père va reprendre une route secrète

Que son Gis ne connaissait pas ,

Et le ramène à la prairie Au milieu de la nuit. Dès que notre poulain

Retrouve un peu d'herbe fleurie, Il se jette dessus : « Al»! l'excellent festin, La bonne herbe ! dit-il , comme elle est douce et tendrel

Mon père, il ne faut pas s'attendre

Que nous puissions rencontrer mieux; Fixons-nous pour jamais dans ces aimables lieux : Quel pays peut valoir cet asile champêtre? » Comme il parlait ainsi , le jour vint à paraître : Le poulain reconnaît le pré qu'il a quitté : 11 demeure confus. Le père , avec bonté , Lui dit : « Mon cher enfant, retiens cette maxime: Quiconipie jouit trop est bientôt dégoûté;

Il faut au bonheur du régime '. »

1. C'est la morale d'Epicure; mais te régime parmi l'abondaace n'est pas facile à suivre, et c'est presque une venu.

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