‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 70 sur 160 · LIVRE 11 , FABLE XVII · texte numérisé non relu

LIVRE 11 , FABLE XVII

Je ne puis les changer; mais du moins je travaille

A présorvtT par mes conseils

L'innocente el faible volaille

Des atlenlals de mes pareils.

Je ne me trouve heureux qu en me rendant utile; El j'allais do ce pas jusque dans votre asile, Pour avenir vos sœurs qu'il court un mauvais bruit : C'est qu'un certain renard, méchant autant qu'habile.

Doit vous attaquer celte nuit. Je viens veiller pour vous. » La crédule innocente

Vers le poulailler le conduit.

A peine est-il dans ce réduit, Qu'il lue, étrangle, égorge, et sa griffe sanglante Entasse les mourants sur la terre étendus, Comme fit Dioinède au quartier de Rhésus '.

Il croqua tout, grandes, petites, Coqs, poulets et chapons; tout périt sous ses dents,

La pire espèce de méchants Est celle des vieux hypocrites.

1. Dans le dixième chant de VIliade, Dioraède et Ulysse pénètrent de nuit dans le lanip de Kliésus, roi deThrace, dont ils Teu- .ent enlever les chevaux , le surprennent pendant son sommeil et font un carnage effroyable.

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