‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 13 sur 319 · LA COQUETTE ET L'ABEILLE · texte numérisé non relu

LA COQUETTE ET L'ABEILLE

Chloé, jeune et jolie , et surtout fort coquette,

Tous les matins, en se levant.

Se mettait au travail , j'entends à sa toilette ; Et là , souriant , minaudant , Elle disait à son cher confident Les peines , les plaisirs , les projets de son âme. Une abeille étourdie arrive en bourdonnant. Au secours ! au secours ! crie aussitôt la dame : VeneSs; Lise, Marton, accourez promptement. Chassez ee monstre ailé. Le monstre insolemment

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Aux lèvreg de Ghloé se pose.

Cbloé s'éranouit, etMarton en fureur

Saisit Tabeille, et se dispose A récraser. Héias ! lui dit avec douceur L'insecte malheureux , pardonnez mon erreur : La bouche de Chloé me semblait une rose , Et j'ai cru. . . Ce seul mot à Chloé rend ses sens. Faisons grâce, dit-elle, à son aveu sincère.

D'ailleurs sa piqûre est légère ; Depuis qu'elle te parle, à peine je la sens.

Que ne fait-on passer avec un peu d'encens I

FABLE XIV

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