‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 164 sur 319 · SUB NOS ACTBUBS COMIQUES · texte numérisé non relu

SUB NOS ACTBUBS COMIQUES

des modèles de comique. La scène huit du quatrième acte, d'Ar* noiphe et de Ghrysalde, sur le cocuage, est d*uDe philosophie ad* mirable; la scène quatrième du cinquième acte, où Amolphe cherche ridiculement à plaire à cette Agnès , contre laquelle il est furieux; enfin toute la pièce, hors le dénoùment et quelques expressions basses , est sublime.

La Critique âe VÉcole des Femmes,

Petite pièce qui n*est intéressante que pour les adorateurs de Molière. La scène septième , où le poète , le marquis et la prude font leurs remarques sur l'École des femmes > est pleine de vérité et de comique.

L'Impromptu de Versailles.

Ce n'est point une comédie, mais une satire peu piquante , à présent que personne ne sait les noms des détracteurs de Molière.

La Princesse d*ÉUde,

Le prologue de Lysiscas endormi , que l'on réveille , et qui se rendort toujours en parlant , me payait la scène la plus plaisante de la pièce ; la première scène du quatrième acte , dans laquelle Euriale et la princesse se trompent tous les deux par amour, et veulent se persuader qu'ils sont insensibles , est la seule jolie de la pièce.

Le Mariage forcé.

Farce charmante et morale ; la première scène de Sganarelle et de Géronimo, où le premier demande conseil pour se marier, est pleine de comique et de raison. La scène sixième du bavard Pancrace et de Sganarelle est charmante ; la huitième avec le pyrrhouien Marphurius est aussi jolie ; la seizième , où Alcidas veut que Sganarelle se batte ou se marie , est un modèle de bon comique. Voilà tout ce qu'il y a à remarquer dans cette pièce.

Le Festin de Pierre.

Celte pièce , dont le titre n'a pas de sens , étincelle de bon comique. Quoique Thomas Corneille l'ait mise en vers, et ait ajouté plusieurs bonnes plaisanteries dans ta première scène de Char-

374 MFS IDBIÎ^

lotte et de Pierrot aa deuxième acte ; malgré ta scène de Léonor et de sa tante avec don Joan an troisième, et celle de la même Léonor et de sa nourrice au cinquième, qui prépare le dénoûment , ajoutées par Corneille, je préfère encore la pièce en prose, telle que Molière Fa faite ; l'exposition en est charmante. La deuxième scène , où don Juan développe son caractère , est un modèle ; la première scène du deuxième acte entre Pierrot et Charlotte ; la cinquième du même acte , où don Juan trompe à la fois les deux paysannes, sont des chefs-d'œuvre de comique. Le troisième acte est tout espagnol. La scène troisième du quatrième acte, entre M. Dimanche et don Juan, est un modèle de vérité et d'excellent comique. La scène deuxième du cinquième acte , où don Juan parle de l'hypocrisie , et la troisième , où il refuse à don Carlos d*épouser sa sœur, par scrupule (scène que Corneille n'aurait pas dû mettre de côté) , achèvent de rendre don Juan odieux, et rendent le dénoûment moins inconcevable, en le faisant souhaiter davantage.

V Amour mèdectn.

Jolie farce. La première scène du premier acte , dans laquelle Sganarelle demande des conseils à trois personnes , qui chacune lui en donne un intéressé, est un modèle de vérité; la troisième du même acte, où Lucinde, sollicitée par son père de lui dire son chagrin , le lui apprend , Sganarelle ue l'écoutant plus , est un modèle de comique. La scène troisième du deuxième acte , dans laquelle les médecins, assemblés pour consulter, parlent de leur mule et de leurs chevaux ; la sixième du troisième acte , dans laquelle Clitandre joue te rôle do médecin et épouse Lucinde, sont des scènes charmantes , et à consulter.

Le Jdisanilurope,

Ce chef-d'œuvre du monde mérite d'être appris par cœur avant que d'être exanoiné. La première scène du premier acte, où Al« ceste développe son caractère avec son ami, qui en a un totalement opposé ; la deuxième , où Oronte lui vient lire un sonnet , sont d'un excellent comique et d'une vérité sublime. La première scène du deuxième acte , où Âlceste est en opposition avec la coquette Célimène ; la cinquième , où tous ces marquis , et Céli-

Page 1