‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 166 sur 319 · REGNARD · texte numérisé non relu

REGNARD

La Sérénade.

Farce très-plaisante. La scène troisième, où Marine parle pour prouver à Scapin qu'elle n'est pas bavarde; la vingt- deuxième , où Champagne, ivre, veut parler raison à M. Griffon : voilà les deux plus jolies scènes de la pièce. La scène huitième , où Léonor

prend Valère pour le mari qui lui est destiué , tandis que sa inrre entend parler de Géronte, est pillée de la cinquième scène du premier acte du Malade imaginaire.

Le Bal.

La plus mauvaise des comédies de Regnard : rien à imiter, que le rôle de Matthieu Crochet pour un rôle de basse charge.

Le Jùueur.

La meilleure des comédies de Regnard. Au premier acte , la deuxième scène expose à merveille et très-comiquement la pièce ; la dixième de M. Tout-à-bas : an deuxième acte, la scène neuvième, oii Angélique, malgré Nérine, pardonne à Valère : au troisième acte , la troisième , où Hector présente son mémoire à Géronte; la sixième des créanciers (imitée du Festin de Pierre, bien au-dessous de celte dernière) ; la neuvième , où le marquis insulte Valère , qu'il croit un poltron : au quatrième acte, la scène douzième , où Hector lit Sénèque à son maître, qui a perdu tout son argent : au cinquième acte , la scène quatrième , où madame la Ressource dit que le marquis est son cousin , ressemble beaucoup à celle de M" Jacob dans Turcaret ; j'ignore quelle est Taînéc : voilà les meilleures scènes de cette pièce , qui a mérité sa réputation , et où je ne voudrais ni marquis ni comtesse.

Le Uistraii.

Le rôle du Distrait est bien fait d'un bout à l'autre. La scène troisième du troisième acte , oiî le chevalier donne sa leçon d'italien , est jolie; la scène huitième du quatrième acte, où le Distrait donne à son valet des raisons de sa distraction , est pleine d esprit et de philosophie. Dans cette pièce , comme dans toutes celles de Regnard , il y a un comique de mots que personne n'a atteint comme lui ; la scène sixième du quatrième acte, où le Distrait et le chevalier se disent poliment leurs vérités, ressemble à la scène de Gélimène et Arsinoé, dans le Misanthrope.

Attendez-moi sous l'orme.

Celte jolie petite pièce est sûrement de Dufrcsny ; du moins je crois Ty reconnaître. La première scène , où Pasquin demande

SDB NOS ÀUTEUBS COMIQUES. S8i

son congé à son maître ; la quatrième y où Pasquin et Lisette ont peine à retenir Tamoureux Colin ; la dixième , où Lisette , déguisée en veuve , attrape Tofûcier, et le dénoûment : voilà ce qu'il y a de plus joli.

Dèmocrite.

Le rôle de Dèmocrite a de temps en temps de la philosophie. La scène septième du deuxième acte, où Strabon et Cléanthis se plaisent , sans se reconnaître pour mari et femme , est très-comir que , mais nullement vraisemblable ; la scène septième du qask trième acte , où Strabon et Cléanthis se reconnaissent et s'abhorrent f est très-plaisante et d'un vrai comique.

Le Retour imprévu,

Plein de comique. La scène quatrième, où Merlin prêche son maître , et finit par être de son avis ; la treizième , où Merlin reçoit Géronte, et lui conte mille histoires pour l'empêcher d'entrer i la seizième , où Géronte et M** Bertrand se parlent, en se croyant tous les deux fous , sont des scènes d'un comique admirable.

Les Folies amoureuses^

La scène où Agathe, contrefaisant ta folle, donne une lettre à son amant dans un papier de musique, et celle où elle escamote de Fargent à Albert pour gagner son procès , sont les plus jolies de la pièce.

Lef Mènechmes»

La scène cinquième du deuxième acte, où Ménechme envoie au diable Araminte et Finette, qui le prennent pour son frère ; la scène de M. Coquelet , qui est la même que dans le Retour in^ prévu , sont les plus comiques de la pièce.

Le Légataire,

La scène deuxième du troisième acte , où Crispin contrefait le gentilhomme campagnard , et ta sixième, où il se déguise en veuve du Maine ; la sixième du quatrième acte , où il dicte le testament; et ta sixième du cinquième acte, où l'on fait accroire à Géronte que c'est lui qui a fait te testament, sont d'un comique admira* ble, mais par trop contre les mœurs.

La Critique du Légataire, Rien à dire Di à profiter.

Les Souhaits.

Rieo à profiter.

Les Vendanges.

La scène neavième , où Léandre raconte à Trigaudin le tour qu*il veut lui jouer, et lui demande son a?is par écrit, est trè»comique.

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