‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 267 sur 319 · ARGENTINE, ARLEQUIN, LA BRIE · texte numérisé non relu

ARGENTINE, ARLEQUIN, LA BRIE

La Bbie.^ Monsieur a sonné?

ABLEQ. Écoute, la Brie; fais arranger le bel appartement pour ma femme , et puis tu iras courir chez une trentaine de marchandes de modes, une trentaine de marchands d'étoffes, une trentaine de bijoutiers, enfin une trentaine de tout ce qui travaille pour les dames; et que toutes ces trentaines-là se trouvent demain dans son antichambre avant qu'elle soit éveillée, entenUs-tu? Va, mon ami, je t'en prie; et puis tu diras à la porte qu'on laisse entrer à l'ordinaire. Je te serai bien obligé de faire ce que je te dis.

La Bbie. Monsieur, le grand appartement est prêt; je Ta! arrangé penchant votre absence. Et puis j'ai oublié de vous dire qu'il est venu un officier parent d'un de vos amis, à ce qu'il dit, qui n'a pas voulu laisser son nom, et qui doit revenir ce soir.

ABLEQ. Il faudra le laisser entrer. Moi j'aime les officiers; j'ai eu un frère qui était presque officier, il est mort soldat Recommande bien à la porte qu'on le laisse entrer, et va faire toutes mes commissions.

Li Bbie. Si monsieur le permet, je vais y envoyer Champagne, et je resterai , selon la coutume , pour annoncer.

Ableq. Comme il te plaira, mon ami; ce que tu jugeras le mieux.

( La Brie sort. )

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