‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 268 sur 319 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ARLEQUIN, ARGENTINE

Ablbq. Je leur parle toujours très-poliment, parce que je me souviens du plaisir que me faisait une politesse; et cela coûte encore moins que les gages.

ABfiBST. Dis-moi i mon ami, j'ai peur de ne pas avoir le ton qu'il faudrait au milieu de ton monde ; je paraîtrai peut-être ridicule.

ABLBO. Oh! que non. Si je voyais du grand grand monde, ce serait différent , on n'est sftr de rien avec ce monde-là ; mais je ne vois que des gens d espnt, et rien n'est si aisé que d'être de leurs amis. Tu n'as d'abord qu à leur faire voir que tu leur trouves de l'esprit , ensuite disputer un peu avec eux, et les bien écouter quand ils te prouveront que tu as tortconvenir bien doucement qu'ils ont raison : tout de suite ils U lr«ive-

502 ARLEQUIN MltTHE DE MAISON.

ront charmante. D*ailleiirs tu es maîtresse de maison , toi , et ce titre augmente beaucoup le méiite d'une femme.

Abgent. Tu ne me rassures guère , mon cher ami.

ABLEQ. Allons donc , tu es trop jolie pour avoir peur. Les jolies femmes sont comme les grands seigneurs, elles n'ont qu'à vouloir, pour plaire à lout le monde.

La Bbie , annonçant. Monsieur Grano.

ABLEQ., à Argentine. Le diable m'emporte si je sais qui c'est.

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