‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 287 sur 319 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ROSETTE, ARLEQUIN CADBT.

Rôs. Ne frappe pas si fort ; tiens, voilli mon portraK ; U est achevé. {Elle lui donne la boite,) Je n'ai pas le temps de causer avec toi, la nuit vient; il faut que je rentre dans ma maison. Je t'attendrai demain à huit heurea; notre mariage sera pour neuf. Adieu., mon ami t d'ici là , pense toujours à Rosette. ( Elle rentre et laisse Arlequin cadet stupéfait, avec la hotte à lamctin.)

SCÈjNE VII.

ARLEQLIN CADET, seul.

On m'avait bien dit que les demoiselles de Paris étaient fort prévenantes ; mais, par ma foi, je n'aurais jamais cru que ce fût à ce point* là. (// regarde le portrait,) Elle est jolie, mademoiselle Rosette ! Hais cette boite me semble bien lourde. . . (// Vouvre.) Des louis d'or! Elle est charmante, mademoiselle Rosette ! La fortune ne m'a pas fait attendre longtemps ^ans ce pays-ci. A peine débarqué, je tronve une jolie fille et de l'argent. (// compte les louis d'or,) Un , deux, trois, cinq... Plus j'y pense, plus je la trouve aimable ; dix , neuf, sept... Oh! mon coeur est pour jamais à mademoiselle Rosette. {Ici Nérine arrive , et vient doucement derrière Arlequin cadets en Vécoutant parler ; celui-ci , après avoir remis l'argenl dans la boite , s'adresse au portrait. )

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