SCÈNE VIIÏ
ARLEQUIN CiDET, NÉRINE.
Aleq. cadet. Oui, charmante Rosette, de toute mon àme je vont épouserai demain; je vous aimerai, qui plus est; vous avez des manière» si séduisantes, que Jamais... {Nérine lui arrache la botte avec fureur,)
NÉa. Enfin Je te connais, monstre! '
Ableq. cadet. Bon!
NÉB. Je connais ma rivale- C'est donc Rosette que tu me préfères? c'est Rosette que tu épouses demain?
Ableq. cadet, à part. Tenez , l'on sait déjà mon mariage- {Haut.) Oui, mademoiselle ; est-ce une raison pour me prendre mon bien?
NÉB. Ton bien , ton bien , scélérat!. .. Je ne sais qui me tient que Je ne t'arrache les yeux. Perfide ! ton bien était le cœur de Nérine, qui t'adorait.
620 LES JUMBAUX DE BEBGÀME.
qni n'aimait que toi . dont la félicité dépendait de toi seul ! Ingrat! tu le méprises, ta comptes pour rien mon amour, mes larmes , mon désespoir i Bien ne m'arrête pins; il est temps de venger mes injures. {Elle le prend à la gorge , et le secoue rudement. ) Il est temps d'étoufler le sentiment qui m'a retenue Jusqu'ici. Tu te repentiras de m'avoir trahie, tu gémiras de m'avoir perdue ; je veux te yoir à mes genoux me demander pardon, pleurer, mourir de douleur, et je n'en serai que plus inflexible. i£Ue le jette contre une couUue , et s'en va»)