DON QUICHOTTE
Gootraint de renoncer à la chevalerie « Don Quichotte voulut, pour se dédommager,
Mener une plus douce vie,
Et choisit l'état de berger»
ïje voilà donc qui prend panetière et houlette , Le petit chapeau rond garni d'un ruban vert,
Sous le menton fusant rosette.
Jugez de la grâce et de Tair De ce nouveau Tircis ! Sur sarauqi^ musette Il s'essaye à charmer Fécho de ces cantons,
Achète au boucher deux moutons , Prend un roquet galeux, et dans cet équipage, Par rhiver le pluir froid qu'on eût vu de longtemps, Dispersant son troupeau sur les rives du Tage, Au milieu de la neige il chante le printemps. Point de mal jusqu^là : chacun , à sa manière ,
Est libre d'avoir du plaisir.
Jlilais il vint à passer une grosse vachère ; Et le pasteur , pressé d'un amoureux désir, Court, et tombe à ses pieds : O belle Timarette, Di^il , toi que l'on voit parmi tes jeunes soeurs
Comme le lis parmi les fleurs ; Cher et cruel objet de ma flamme secrète, Abandonne un moment les soins de tes agneaux ;
Viens voir un nid de tourtereaux
Que j'ai découvert sur ce chêne.
Je veux te le donner : hélas ! c'est tout mon bien; Us sont blancs : leur couleur, Timarette, est la tienne; Mais, par malheur pour moi, leur cœur n'est pas le tien.
A ce discours, la Timarette ,
Dont le vrai nom était Fanchon,