‹ Fables de Florian (volume 5)Chapitre 10 sur 142 · LES SERINS ET LE CHARDONNERET · texte numérisé non relu

LES SERINS ET LE CHARDONNERET

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Et repose la nuit sous l’aile de la mère.

Chaque oisillon grandit, et, devenant oiseau,

D’un brillant plumage s’habille;

Le chardonneret seul ne devient point jonquille,

Et ne s’en croit pas moins des serins le plus beau.

Ses frères pensent tout de même :

Douce erreur qui toujours fait voir l’objet qu’on aime Ressemblant à nous trait pour trait !

jaloux de son bonheur, un vieux chardonneret Vient lui dire : Il est temps enfin de vous connaître ; Ceux pour qui vous avez de si doux sentiments Ne sont point du tout vos parents.

C’est d’un chardonneret que le sort vous fit naître. Vous ne fûtes jamais serin : regardez-vous,

Vous avez le corps fauve et la tête écarlate,

Le bec... Oui, dit l’oiseau ; j’ai ce qu’il vous plaira : Mais je n’ai point une âme ingrate,

Et mon cœur toujours chérira Ceux qui soignèrent mon enfance.

Si mon plumage au leur ne ressemble pas bien,

J’en suis fâché ; mais leur cœur et le mien Ont une grande ressemblance.

Vous prétendez prouver que je ne leur suis rien , Leurs soins me prouvent le contraire Rien n’est vrai comme ce qu’on sent.

Pour un oiseau reconnaissant Un bienfaiteur est plus qu’un père.

5, qui passez votre vie ce qu’on n’explique pas, b vous prie.

Ce trait du plus sage des chats.

Sur une table de toilette Ce chat aperçut un miroir :

Il y saute, regarde, et d’abord pense voir Un de ses frères qui le guette.

Notre chat veut le joindre, il se trouve arrêté Surpris, il juge alors la glace transparente,

Et passe de l’autre côté,

Ne trouve rien, revient, et le chat se présente.

Il réfléchit un peu : de peur que l’animal .

Tandis qu’il fait le tour, ne sorte,

hilosophes hardis Avouloirexpliquer Daignez écouter, jf

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