‹ Fables de Florian (volume 5)Chapitre 11 sur 142 · OF THE · texte numérisé non relu

OF THE

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Sur le haut du miroir il se met à cheval ,

Une patte par-ci, l’autre par-là, de sorte Qu’il puisse partout le saisir.

Alors, croyant bien le tenir,

Doucement vers la glace il incline la tête,

Aperçoit une oreille, et puis deux... A l’instant ,

A droite, à gauche, il va jetant Sa griffe qu’il tient toute prête.

Mais il perd l’équilibre, il tombe et n’a rien pris.

Alors, sans davantage attendre,

Sans chercher plus longtemps ce qu'il ne peut comprendre, Il laisse le miroir et retourne aux souris.

Que m’importe, dit-il, de percer ce mystère?

Une chose que notre esprit,

Après un long travail, n’entend ni ne saisit,

Ne nous est jamais nécessaire.

LA CARPK ET LKS CARPILLONS.

Craignez la ligne meurtrière,

Ou l’épervier plus dangereux encor.

C’est ainsi que parlait une carpe de Seine A de jeunes poissons qui l’écoutaient à peine.

C’était au mois d’avril . les neiges, les glaçons, Fondus par les zéphyrs, descendaient des montagnes ; Le fleuve enflé par eux s’élève à gros bouillons,

Et déborde dans les campagnes.

Ah ! ah ! criaient les carpillons,

Qu’en dis-tu, carpe radoteuse?

Crains-tu pour nous les hameçons?

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