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Et le cou tout gonflé sur lui se précipite.
Dans l’instant le coq orgueilleux Est battu, déplumé, reçoit mainte blessure;
Et, si l’on n’eiit fini ce combat dangereux ,
Sa mort terminait l’aventure.
Quand le poulet fut loin, le coq, en s’épluchant , Disait : Cet enfant-la m a montré du courage;
J’ai beaucoup ménagé son âge,
Mais de lui je suis fort content.
Un coq, vieux et cassé, témoin de cette histoire,
La répandi t et s’en moqua.
Notre fanfaron l’attaqua,
Croyant facilement remporter la victoire.
Le brave vétéran, de lui trop mal connu ,
En quatre coups de bec lui partage la crête,
Le dépouille en entier des pieds jusqu’à la tête ,
Et le laisse là presque nu.
Alors notre coq, sans se plaindre ,
Dit: C est un bon vieillard; j’en ai bien peu souffert : Mais je le trouve encore vert,
Et dans son jeune temps il devait être à craindre.