LE PAON, LES DEUX OISONS ET LE PLONGEON
Deux oisons nasillards du fond d’un marécage Ne remarquaient que ses défauts.
Regarde, disait l’un / comme sa jambe est faite ,
Comme ses pieds sont plats, hideux.
Et son cri, disait l’autre, est si mélodieux Qu’il fait fuir jusqu’à la chouette.
Chacun riait alors du mot qu’il avait dit.
Tout à coup un plongeon sortit :
Messieurs , leur cria-t-il , vous voyez d’une lieue Ce qui manque à ce paon : c’est bien voir, j’en conviens ; Mais, votre chant, vos pieds, sont plus laids que les siens, Et vous n’aurez jamais sa queue.