‹ Fables de Florian (volume 5)Chapitre 94 sur 142 · LA VIPERE ET LA SANGSUE · texte numérisé non relu

LA VIPERE ET LA SANGSUE

Entre nous deux, je crois , la différence est belle :

Je suis remède, et vous poison.

Cette fable aisément s’explique :

C’est la satire et la critique.

IÆ PACHA ET LE DERV1S.

Vint porter certain jour un coffret cacheté Au plus sage dervis qui fût en Arabie.

Ce coffret, lui dit-il , renferme des rubis,

Des diamants d’un très-grand prix :

C’est un présent que je veux faire A l’homme que tu jugeras Être le plus fou de la terre.

Cherche bien , tu le trouveras.

Muni de son coffret, notre bon solitaire

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