‹ Fables de Fontaine avec les notes de ChampfortChapitre 22 sur 86 · V- 27. Aa col changeant Description charmante qui a aussi · texte numérisé non relu

V- 27. Aa col changeant Description charmante qui a aussi

l'a\antage de contraster avec le ton grave que La Fontaine a pri« tlans les douze ou quinze vers précédens.

V* 4'* l'^'^'l toujours divisés les méchans.

Ceci n*est pas à la vérité une règle de morale , ce n'est qu*uit <x)nseil de prudence » mais il ne répugne pas à la morale.

Fable IX, page i8.

Vers 1 • Dans un chemin montant , . . . Ces cinq premiers vers n'ont rien de saillant ; mais ils mettent la chose sous les yeux avec une précision bien remarquable. La Fontaine emploie près de vingt vert à peindre les travaux de la mouche , et son sérieux est très-plaisant; mais peut-être fallait-il être La Fontaine pour songer au moine qui dit son bréviaire.

Ce petit Apologue est un des plus parfaits, aussi a>t-iL donné lieu au proverbe , la mouche du coche.

Fable X , page 1^.

Cette fable est chai*mante jusqu'à l'endroit adieu veau , vache , etc» Ne passons pas à La Fontaine sa mauvaise rime de transportée et couvée.

Quelques gens de goftt ont blâmé , avec raison , ce me semble f la femme en danger d'être battue; le récit qui en fut fait en une farce ; tout cela est froid ; mais La Fontaine après cette petite chute se relève bien vite. Que de grâces et de naturel dans la peinture qu'il fait de cette foiblesse si naturelle aux hommes d'ouvrir leur âme à. la moindre lueur d'espérance. Il se met lui-même en scène , car il ne se pique pas d'être plus sage que ses lecteurs , et voilà un des charmes de sa philosophie.

Fable XI, page ai.

Nous ne ferons aucune remarque sur cette méchante petite hisro* nette à qui La Fontaine a fait ; on ne sait pourquoi ^ l'honneur de

3o2 Notes, Liv. VII.

la mettre en vers. Elle a d'ailleurs Pinconvënient de retomber dans la moralité de la précédente qui vaut cent fois mieux ; aussi personne ne parle de Messin Jean Chouart , mais tout le monde sait le nom de la pauvre Ptrrette,

F1.B1.B Xlly page a3.

V. 9. Pauvres gens t je les plains ; car on a pour les fous « efsc.

Cétait le caractère de La Fontaine , et c'est ce qui a rendu sa •atyre moins amère que celle de tant d'autres satyriques , qui ont pour les fous plus de colère que de pitié.

Page 1