V. 4* L'autre riche ^ mais ignorant
Il serait très-malheureux que l'utilité de la science ne pût se prouver que dans une circonstance aussi fùcheuse que la ruine d'une Tille. La société ordinaire otTre une multitude d'occasions, où ses avantages deviennent frappans *, et l'Apologue de La Fontaine ne prouve pas assez en faveur de la science. Il laisse a. l'ignorant trop de choses à répondre. Au surplus , il faut toujours supposer qu'il s'agit de la science unie au bon sens ; car , comme a dit Molière :
Un sot savant est sot , plus qu'un sot ignorant.
Fable XX, page 76.
y. 1. Jupiter voyant nos fautes y
Cette fable pouvait avoir plus d'intérêt et plus de vraisemblance chez les anciens qui attribuaient à dilTérens dieux dilTérens départemens. Mais elle ne signiHe pas grand chose pour nous qui admettons une providence , dispensatrice immédiate des biens et des maux.
N'oublions pas de remarquer un vers charmant :
Tout pire, frappe à côté.
Mais La Fontaine a tort de revenir sur cette idée , et de dire huit rers après, on lui dit qu'il était père ; ce dernier rers ne peut faire aucun etTct après l'autre.
Fable XXI, page 78.
y. 5. Un citoyen du Mans , etc. . , Cette fable rentre un peu dans celle du mouton , du pourceau et de la chèvre ; avec cette différence ^ «lue le chapon est plus maitre d'échapper à son sort. Il faut supposer
V iv
3i2 Notes, Liv. VIII.
que le chapon s'envole de la basse-cour pour n'y pins rcTCnir y ce qve pourtant La Fontaine ne dit pas. Au reste elle est contée pins gaiement que l'autre.
V» 16. Les chapons ont en nous fort peu de confiance. Soit instinct t soit expérience.
Cela est plaisîint ; et le chapon qui devait le lendemain être d'un grand souper ! Je voudrais seulement que TApologue finit par nn trait plus saillant.
Fable XXII, page 80.
V. 10. Le filet, etc. . . Cette suspension est pleine de go&t. Le chat est pris.