V. 4' Q't'ont les pédans de gâter la raison
Après les avares , ce sont les pédans contre lesquels La Fontaine s'emporte avec le plus de vivacité. Au reste, cette fable rentre absolument dans la même moralité que celle du jardinier et son seigneur ( livre 5 , fable \, ) Mais celle-ci est fort inférieure à l'autre. Remarquons pourtant ce vers charmant ,
Gâtait jusqu'aux boutons ^ douce et fréU espérance y
La Fontaine s'intéresse à toute la nature animée.
Fable Y I , page 10a.
Un statuaire qui fait une statue , et voila tout ; ce n*est pas-là le sujet d*un Apologue : aussi cette prétendue fable n'est* elle qu'une suite de stances agréables et élégantes. Tout le monde a retenu ht dernière.
Chacun tourne en réalités j
3i8 Notes, Liv. IX.
Autant qu'il peut ses propres songes»
L'homme est de gUtce aux vérités y Il est de feu pour les mensonges.
Le mouyement : il sera Dieu , appartient à un réritable enthon* siasme d^artiste. Aussi La Fontaine reniarque-t-il que la statue étiit parfiaiite.
Je ne sais pourquoi La Fontaine fait souvent le mot po^u de deux sillabes. Boileau et ses contemporains ne lui en donnent jamais que deux.
Fable Vlly page 104*
y. I . Une souris tomba du bec d'un ehat-huant :
Je n*ai pas le courage de faire des notes sur une si méchante fable y qui rentre d'ailleurs dans le même fond que celui de la fable 18 du livre deuxième. Cest un fort manyais présent que Pilpai a fait à La Fontaine. Remarquons seulement ce yers : On tient toujours du lieu dont on vient, ... Si La Fontaine a voulu dire , se ressens toujours de tes premières habitudes j c'est^à'^ire de son éducation ; cette maxime peut se soutenir et n*a rien de blâmable ; mais s*il a voulu dire y on se res' sent toujours de son origine , il a débité une maxime fausse en elle* même et dangereuse ; il est en contradiction avec lui-même ^ et il faut le renvoyer à sa fable de César et de Laridon.
Parlei au diable , emphyei la magie , est encore un vers répréhen* sible , en ce que La Fontaine a Pair de supposer qu*il y ait une magie et qu^on puisse parler au diable.
Fable VIII, page 107.