‹ Fables de Fontaine avec les notes de ChampfortChapitre 42 sur 86 · V. 4' Q't'ont les pédans de gâter la raison · texte numérisé non relu

V. 4' Q't'ont les pédans de gâter la raison

Après les avares , ce sont les pédans contre lesquels La Fontaine s'emporte avec le plus de vivacité. Au reste, cette fable rentre absolument dans la même moralité que celle du jardinier et son seigneur ( livre 5 , fable \, ) Mais celle-ci est fort inférieure à l'autre. Remarquons pourtant ce vers charmant ,

Gâtait jusqu'aux boutons ^ douce et fréU espérance y

La Fontaine s'intéresse à toute la nature animée.

Fable Y I , page 10a.

Un statuaire qui fait une statue , et voila tout ; ce n*est pas-là le sujet d*un Apologue : aussi cette prétendue fable n'est* elle qu'une suite de stances agréables et élégantes. Tout le monde a retenu ht dernière.

Chacun tourne en réalités j

3i8 Notes, Liv. IX.

Autant qu'il peut ses propres songes»

L'homme est de gUtce aux vérités y Il est de feu pour les mensonges.

Le mouyement : il sera Dieu , appartient à un réritable enthon* siasme d^artiste. Aussi La Fontaine reniarque-t-il que la statue étiit parfiaiite.

Je ne sais pourquoi La Fontaine fait souvent le mot po^u de deux sillabes. Boileau et ses contemporains ne lui en donnent jamais que deux.

Fable Vlly page 104*

y. I . Une souris tomba du bec d'un ehat-huant :

Je n*ai pas le courage de faire des notes sur une si méchante fable y qui rentre d'ailleurs dans le même fond que celui de la fable 18 du livre deuxième. Cest un fort manyais présent que Pilpai a fait à La Fontaine. Remarquons seulement ce yers : On tient toujours du lieu dont on vient, ... Si La Fontaine a voulu dire , se ressens toujours de tes premières habitudes j c'est^à'^ire de son éducation ; cette maxime peut se soutenir et n*a rien de blâmable ; mais s*il a voulu dire y on se res' sent toujours de son origine , il a débité une maxime fausse en elle* même et dangereuse ; il est en contradiction avec lui-même ^ et il faut le renvoyer à sa fable de César et de Laridon.

Parlei au diable , emphyei la magie , est encore un vers répréhen* sible , en ce que La Fontaine a Pair de supposer qu*il y ait une magie et qu^on puisse parler au diable.

Fable VIII, page 107.

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