‹ Fables de Fontaine avec les notes de ChampfortChapitre 46 sur 86 · V. 10. Maint cierge aussi fui façonné · texte numérisé non relu

V. 10. Maint cierge aussi fui façonné

Autre

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e bizarre idée de prêter à un cierge pour cela de se jeter au feu !

pcU ,

adopte ce conte ridicule sur mais comment lui pardonner, de Lamotte pour avoir appelé une er.

s XlJIy page ii3»

'est-ce donc que le tonnerre ?

point un huissier. Cest le bruit formé par le choc lement charges d^un fluide électrique. C'est un résulde la puissance divine , comme tons les météores , lénomènesy ou plutôt toute la nature. Il prouve cette puis- 'mais il ne Pannonce pas plus que la neige ou la pluie. Les dérertea sur Pélectricité ne laissent rien à désirer à cet égard , et ms ont donné de nouvelles raisons d'admirer TÉtre suprême. Je ne ferai point de remarques sur cette fable qui est ancienne et conforme nix idées que les païens avaient de leur Jupiter.

Fable XIV, page ii5.

V. 3. C'étaient deux vrais Tartufs , eu Cette fable est trèsagréablement contée *, mais la moralité en est vague et indéterminée* L*auteur a l'ûr de blâmer le renard j en disant ^ U trop d'expédient paa gâter une affaire. Et cependant le renard fait ce quUl y a de mieux pour te sauver , et ce qui le sauve très-souvent. La Fontaine ajoute f à propos d'expédiens , n'en ayons qu'un , mais qu'il soit bon. Il ne songe pas qu'il est en contradiction avec lui-même , et que dans la fable Tingt- troisième du douzième livre y il dit, à propos d'une ruse admirable d'un renard « qui ne réussit que la première fois ^ tant U en vrai qu'il faut changer de stratagème,

F A B z. B X y I page 116.

y. 1 . Un mari fort amoureux ,

Je dirais volontiers sur cette fable ce que disoit un mathématicien •près avoir lu l'Iphigénie de Racine : Qu'est-ce que cela prowe ? Quelle morale y a-t-il a tirer de-là )

J^emarquons cependant trois jolis vers.

y. 1 3. Mais quoi î ti l'amour n'assaisonne

"3»z Notes, L17. IX.

Les plaUirM que l'amour nous donne »

Je ne rois pas qu'on en soU mieux.

FablS XV If page ii8.

y. 1. Un homme n'ayant plus , etc. . . Cette fable n'est que le récU d'une aventure doiït il ne résulte pas une grande moralité. J'y ferai par cette raison très-peu de remarques.

y. 8. • . .De goûter le trépas.

C'est-à-dire de prolonger les sonflirances de la mort, cela ne me parait pas heureusement exprimé. *

y. ao. Absent.

Ce petit vers de deux syllabes exprime menreilleusement la surprise de l'ayare en voyant la place vide et son argent disparu.

y. a^ L'avare rarement finit ses jours sans pleurs t

Ce vers et les trois suivans sont très-bons.

y. 34. Ce sont là de ses traiu y etc. . . J'ai déjà dit un mot sur le danger de faire jouer un trop grand rôle à la fortune dans un livre de morale y et de donner aux jeunes gens l'idée d'une fatalité inévitable.

F A3 L s X y 1 1 y page 1 19.

y. 1. Bertrand avec Raton , etc. . . yoici enfin un Apologue digne de La Fontaine. Les deux animaux qui sont les acteurs de la pièce y y sont peints dans leur vrai caractère. Le lecteur est comme présent à la scène. La peinture du chat tirant les marons du feu est digne de Ténicrs. Il y a dans la pièce plusieurs vers que tout le monde a retenus > tels que celui-ci:

y. 3. D'animaux mal-faisans c'était un très-bon plat :

y. la. I^os galans y voyaient double profit à faire y

Leur bien premièrement , et puis le mal d' autrui.

Madame de Sëvigné fut extrêmement frappée de cet Apologue quand La Fontaine le lui montra y et disait à. madame de Grignan : Pourquoi n' écrit-il pas toujours de ce style ?

Je trouve cependant que la moralité de la fable manque de justesse. Il me semble que les princes qui servent un grand souverain dans ses guerres , sont rarement dans le cas de Raton. Si ce sont des princes dont le secours soit important , ils sont dédommagés par ^es subsides souvent très - forts. Si ce sont de petits princes > alors il»

Notes, Liv. IX< 8z$

serrent dans un grade militaire considérable, ont de grosses pensions y de grandes places y etc. . . Enfin, cette fable me parait s\ip'* pliquer beaucoup mieux à cette espèce très-nombreuse d'hommes timides et prudens , oii quelquefois de ffippoffs déliés qui se serrent d'un homme moins habile dans des affaires épineuses dont ils lui lais-' sent tout le péril , et dont eux-mêmes doivent seuls recueillir tout le Irait. Ce n*est même qu'en ce dernier sens que le public applique ordiasirement cette £aible.

FABZ.S XyiII, page lal.

V. 1. Après que le Milan, eu, . . Cet Apologue estbieii inférieur au précédent. La seule moralité qui en résulte ne tend qu'à épargner Mu malheurenl opprimé quelques prières inutiles que le péril lui attache. Cela n^est pas d'une grande importance.

V. 4 Tomba dans s€ê- mains g etc. . . Cest une métaphore y pour dire y en son pouvoir ; autrement il faudrait y dans ses grifTesé

* Ëabls ^IXy page lad.

l*'objet de cette fable me parait , comme celui de la précédente p àhànt assez petite importance. Harangue^ de méchans soldats , et ils s'enfuiront. Eh bien ! c'est une harangue perdue. Que conclure de-là ? Qu*il faut les réformer et en avoir d'autres , quand on peut, ou s'en aller et laisser là la besogne. Cette fable a aussi le défaut de rentrer dans la morale de plusieurs autres Apologues , entre autres dana celle de la fable 9 du douzième livre , qu'on ne change pas soit natureU

Quant au style , n'oublions pas ce dernier truit.

y. a5. Un loup parut , tout U troupeau s'enfuit.

Ce n'était pas un loup , ce n'en était que l'ombre,

Voyes qnel effet de surprise produit ce dernier vers , et avec quelle forcé y quelle rivacité ce tour peint la fuite et la timidité des moutons.

En reportant les yeux sur les fables contenues dans ce neuvième liirre y on peut s'appercevoir que La Fontaine baisse considérablement. De dix-neuf Apologues qu'il contient, nous n'en avons, comme oik a Ta y qne quatre excellens, le gland et la citrouille, l'huître et Us plaideurs , U singe et le chat et les deux pigeons , pour qui , seuls , il ISsodrait pardonner à La Fontaine toutes ses fautes et toutes ses négli"

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