V. 10. Ce que j'avançai lors , de quelque trait encor
Cela n'avait pas besoin d'être appuyé de cette consonnance de lors et d^encor insupportable à l'oreille. Il n'y avait qu'à mettre ce qu'a^ lors j'avançai, etc. . . Il est impardonnable d'être li négligent.
Fable X I ^ page m.
y. 1 . Je ne vois point de créature y
Je ne sais comment La Fontaine a pu faire une aussi mauraLse petite pièce sur un sujet de morale si heureux. Tout y porte à faux. La providence a établi les loix qui dirigent la végétation des arbres et des blés -, qui gouvernent l'instinct des animaux , qui forcent les moutons à manger les herbes , et les loups à manger les moutons. C'est elle qui a donne à l'homme la raison qui lui conseille de tuer les loups. Ke dirait-on pas , suivant La Fontaine que nous sommes obligés , en conscience , à en conserver l'espère \ Si cela est , les Anglais , qui •ont parvenus à les détruire dans leur île , sont de grands scélérats. Que veut dire La Fontaine avec cette permission donnée aux moutons de retrancher l'excès des blés , aux loups de manger quelques moutons ? Est-ce sur de pareilles suppositions qu'on doit établir le précepte de la modération , précepte qui naît d'une des loix de notre nature , et que nous ne pouvons presque jamais violer sans en être punis? Toute morale doit reposer sur la base inébranlable de la raison. C'est la raison qui en est le principe et la source.
Fable XII, page ii a.