‹ Fables de Fontaine avec les notes de ChampfortChapitre 48 sur 86 · V. 16 Le monde n^en croit rien. Les sots croient ou · texte numérisé non relu

V. 16 Le monde n^en croit rien. Les sots croient ou

font semblant de croire que la conversation des gens d'esprit est ton* jours grave , sérieuse , guindée. Pourquoi ne supposent-ils pas que .les gens d'esprit ont de l'esprit aussi naturellement que les sots ont de la sottise i

y. a8 En avei-vous ou non

Oui parlera La Fontaine savait bien que madame de l^

Sablière non-seulement avait oui parler de la philosophie ^ mais il savait qu'elle y était même très-versée \ et en eiTet y elle la connais-

Notes, L i v. X. 325

•ait mieux que La Fontaine ; mais elle craignait de passer pour savante. Voilà pourquoi il prend cet air de doute et d'incertitude. C'est sûrement pour lui faire sa cour , et par une complaisance dont il ne se rendait pas compte, qu'il s'efforce d'être cartésien , c'est-àdire , de croire que les bétes étaient de pures machines. Rien n'est plus curieux que d# voir comment il cherche par ses raisonnemens à établir cette idée , et comment son bon itens le ramène malgré lui à croire le contraire. C'est ce que nous yerrons dans cette pièce même.

y. 67. Vous n'êtes point embarrassée

De le croire ^ ni moi , etc. . . Mon embarras est de saroir comment ils faisaient pour admettre de telles idées.

y* 8a. Quand la perdrix Voit ses petits»

Négligence ne produisant aucune beauté ; effet de pure paresse.

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