V. 7. Elle me prend mes mouches à ma porte
Cette action de Fhilomile, c'est-à-dire du rossignol enlevant d'abord
33o Notes, Liv. X.
les mouches de raraignëe , et ensuite Taraignëe même avec sa toîle et tout 9 cette action que proure-t-elle l La loi du plus fort y soit. Mais est-ce une chose si bonne à répéter sans cesse ; n'est-ce pas ezjioser l'esprit des jeunes gens à saisir un faux rapport entre la yiolence que les différentes espèces d*animaux exercent les unes à regard des autres, et les injustices que les hommes se font mutuellement 1 N'est-ce pas leur montrer le tout comme un effet des mêmes loizy et un produit de la nécessité 1 Cependant quel rapport y a-t-il| « à cet égard , entire les animaux et les hommes ? Aucun. Nul animal ne peut mal faire , soit qu'il dévore un être d'une espèce plus faible que la sienne , ou un être de la sienne même. On peut aller jusqu'à dire qu'il fait très-bien y car il obéit à un instinct déterminé par des loix supérieures : mais l'homme à qui ces mêmes loix ont donné la. raison y parait la combattre au moment où il est préjudiciable à ses semblables. Dès qu'il leur nuit , il est , pour ainsi dire , hors de sa nature. Que peuvent donc avoir de commun les mœurs de l'homme et les habitudes des animaux 1 Les dernières ne doivent être la représentation des autres que dans les cas où le résultat est utile y ou dn moins n'est pas nuisible à la morale. Autrement l'auteur y faute d'avoir des idées justes y risque d'en donner de fausses à son lecteur. Cest ce qui est arrivé plus d'une fois à La Fontaine même y et je suis forcé d'en convenir malgré mon admiration pour lui.
FABX.B VIII» page 144.
y. 10. Elle te consola. Rien de si naturel que ce sentiment et la réflexion qui le suit. C'est ici que la résignation à la nécessité est établie avec les adoucissemens qui lui conviennent. La soumission de la perdrix est d'un très-bon exemple y et on est souvent dans le cas de dire comme elle : Ce sont leurs mouirs.
Fable I X » page \^S, V. !• Qu'ai'je fait pour me voir ainsi
Nous avons déjà vu quelques exemples de ce tour vif et animé , qui met d'abord le personnage en scène.
Après le sentiment de la douleur physique , vient celui de l'injustice qui lui fait subir un pareil traitement ; et jmis Tindignation contre l'ingratitude ; enfin l'amour-propre a son tour.
V. 4* JDevant les autres chiens oserai-je paraître ? Un homme n'aurait pas mieux dit.
Notes, Liv. X. 33f
Xet six rers dans lesquels La Fontaine exprime la moralité de cet Apologue , ont le défaut de ne pas sortir de Pexemplc de Mwfiar^ ^ ▼raie moralité de la pièce est dans la fable même y