‹ Fables de Fontaine avec les notes de ChampfortChapitre 53 sur 86 · V. 10 Il vit avec le Utnps · texte numérisé non relu

V. 10 Il vit avec le Utnps

Qu'U y gagnait beaucoup. . . Ou il fallait ne pat

mettre de moralité du tout , ou bien il fallait laisser là Mouflary et dire que > touvent d'un malheur qui nous a causé bien du chagrin » U est résulté des avantages inappréciables et imprévus. SouTenons-nous désor* mais de faire cette réflexion dans les accidens qui peuvent nous sur* ▼enir.

F A B L B X y page 146.

V. 1. Deux démons à leur gré, etc. . . Ce que dit ici La Fontaine •8t si Trai , que certains philosophes Tont posé en principe dans dea traités de morale , et font remonter à ces deux sources toutes nos passions et tous nos sentimens.

y. 7. Car même elle entre dans l'amour.

Je le ferais bien voir: etc. • . L'auteur n*anrait pat

en grande peine dans Pépoque où il vivait. L^amour dans des mœurs aimplesy n*est composé que de lui-même , ne peut être payé que par lui , s*ofTense de ce qui n*est pas lui ; mais dans des mœurs rafmées , c'est-à-dire corrompues , ce sentiment laisse entrer dans sa composition une foule d'accessoires qui lui sont étrangers. Rapports de posi* tion f convenances de société , calculs d*amour-propre y intérêt de ▼anité y et nombre d'autres combinaisons qui vont même jusqu'à le rendre ridicule. En France c'est y pour l'ordinaire y un amusement , an jeu de commerce qui ne ruine et n'enrichit personne.

y. 91 . Il avait du bon sens : le reste vient ensuite,

Cest l'opinion de M. Guillaume dans l'Avocat Patelin. On lui dit: Mais y M. Guillaume y savei-vous que vous gouvemerie\ très^bien un état ? Tout comme un autre , répond-il.

y. 33. Je crois voir cet aveugle , ete, . • Ce récit de l'histoire du serpent y formant une autre fable dans la fable y me parait déplacé. Outre qu'il rentre dans l'Apologue du serpent et du villageois an livre 6 , il gâte un peu cette jolie pièce, youlez-vous voir combien elle serait plus vive y plus rapide y et d'un plus grand effet I Essayez de supprimer l'épisode du serpent : supposez qu'après ces m^ts:

y. a8. Ne produisent jamais que d'iUustres malheurs. Supposez qu*en sautant sa yen La Fontaine eût dit :

y. 5i. Mille dégoûts tiendront » ^ le prophète ermite (i).

Il en vint en effet, l'ermite n'eut pas tort.

Mainte peste de cour » etc. . . Le reste comme il est t il me semble que cette suppression ferait un très-bon effet y et donnerait à cette pièce une rapidité qui lui manque.'

y. 60. Louanges du disert et de la pauvreté.

Etait-ce dans des lettres que le berger écrivait % Ce berger Wsit était-il un sage qui e4t écrit ses pensées dans un ouvrage 1 il me semble qu*il eût fallu éclaircir cela brièvement.

y> 69. Et je pense aussi sa musette.

Ce n'était pas un poëte comme La Fontaine qui pouvait oublier de mettre une musette dans le coffre fort du berger. Quelle grâce' dans ce petit mot , je pense.

y. 70. Doux trésors t ce dit-il j chers gages. • . yoilà encore un de ces morceaux où. il semble que le cœur de La Fontaine prenne plaisir à s'épancher. La naïveté de son caractère y la simplicité de son &me , son go&t pour la retrûte le mettent vite à la place de ceux qui forment des vœux pour le séjour de la campagne , pour la médiocrité y pour la solitude. Nous en avons déjà vu plusieurs exemples , et heureusement nous en retrouverons encore.

Fablx X I\ page i^p.

y. 1. Tircis , qui pour la seule Annette, La chanson du berger est fort jolie ; mais on est un peu scandalisé de la morale de la pièce et du conseil que l'auteur donne aux rois. La Fontaine, apôtre du despotisme ; La Fontaine , blâmer les voies de la douceur et de la persuasion ! cela parait plus extraonUnaire et plus contre la nature, que le loup rempli d'humanité dont 'i nous a parlé quatre ou cinq fables plus h.iut.

(1) Nous avons , contre l'usage , adopté le sentiment de l'académie pour l'orthographe de ce mot , appuyés aussi sur son origine , eremus , déicrt.

Notes, L i v. X. 333

FABI.B XII9 page i5i.

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