V. 16. Sur ce pont
Ce vers inégal de trois sillabcs fait ici un effet très-heureux. La Fontaine aurait dû ne pas prodiguer ces hardiesses et les réserver pour les occasions où elles sont pittoresques comme ici.
V. ]8. . • Ces amaipnes. Nous sommes accoutumés à ce jeu brillant et facile de l'imagination de La Fontaine , à qui le plus léger rapport suffit pour rapprocher les grandes choses et les petites. La comparaison de ces deux chèvres avec Louis-le- Grand et Philippe I Vy et sur-tout la généalogie des deux tlièvres rendent la fin de celte fable un des plus jolis morceaux de La Fontaine.
348 Notes, L 1 v. X 1 1.
Fable Y , page 199.
V. 11. A présent je tuis maigre y etc, . . Ceci rentre dans la moralité de carpîllon fretin et du chien maigre.
V. 17. Chat et vieux y pardonner ? . . • Cela est plaisant y mais il ne fallait pas reyenir sur cette idée à la fin de la fable. Celte maxime , que la yieillesse est impitoyable , n*est pas appliquée ici arec assex de justesse. Si le chat ne pardonne pas à la souris y ce n*est pas en qualité de vieux y c^est en qualité de chat. De plus , ces yérités qui ont besoin d*explicntion j de restriction , ne doirent* elles pas être réservées pour un âge plus avancé que celui du duc de Bourgogne \ Pourquoi mettre dans Tcsprit d*un enfant que son grand-père , et peut-être son père , sont impitoyables. Je dis son père , car les enfans trouTent tout le monde vieux. Si Louis XTV lut cette fable , dut- il être bien aise que son petit-fils le crût homme dur et impitoyable \
Fable VI, page 900.