V. 7. Mon sujet est petit, cet accessoire est grand
Si grand , qu'il Test peut-être trop ; si grand, qu'il mériterait l'honneur d'un Apologue particulier. Cet accessoire est trop étrange k l'idée d'éducation qui est ici la principale.
V. 11. I^'est d'abord qu'un secret y puis devient des conquêtes.
Ce vers , dont le tour est très-hardi , est fort beau pour exprimer la rapidité avec laquelle Louis XIV fit plusieurs conquêtes , celle de la Franche-Comté par exemple *, le secret du roi avait été impénétrable jusqu'au moment où l'on se mit en campagne.
V. 19. . . . I»le peux'tu marcher droit ? Cotte idée y qui fait le fonds de la fable , ne me paraît pas heureuse. Ce ne doit point être un défaut aux yeux de l'écrevisse de marcher comme .elle fait. Elle ne saurait en faire un reproche ù sa fille. Sa fille et elle marchent comme elles doivent marcher, par un effet des loix de la nature. C'est un faux rapport que celui qui a été saisi cnue les deux écrevisses, et celui d'une mère vicieuse que sa fille imite. Cet Apologue , pour être d'Esope , ne m'en paraît pas meilleur. Il a réussi parce que cette image offre en résultat une très-bonne le^on.