‹ Fables de J. de La FontaineChapitre 107 sur 394 · LIVRE IV. FABLES XIV ET XV · texte numérisé non relu

LIVRE IV. FABLES XIV ET XV

L'homme son bienfaiteur, disant : Je suis à vous ; Adieu; je m'en retourne en mon séjour sauvage. Non pas cela, dit l'homme ; il fait meilleur chez nous : Je vois trop quel est votre usage.

Demeurez donc, vous serez bien traité, Et jusqu'au ventre en la litière.

Hélas ! que sert la bonne clière

Quand on n'a pas de liberté î Le cheval s'aperçut qu'il avait fait folie ; Mais il n'était plus temps : dé0à son écurie

Était prête et toute bâtie.

Il y mourut en trainant son lien :

Sage s'il eût remis une légère offense. Quel que soit le plaisir que cause la vengeance, C'est l'acheter trop cher que l'acheter d un bien

Sans qui les autres ne sont rien.

Les grands, pour la plupart, sont masques de théâtre ; Leur apparence impose au vulgaire idolâtre. L'âne n'en sait juger que par ce qu'il en voit : Le renard, au contraire, à fond les examine, Les tourne de tous sens, et, quand il s'aperçoit

Que leur fait n'est que bonne mine, 11 leur applique un mot qu'un buste de héros

C'était un buste creux et plus grand que nature. Le renard, en louant l'effort de la sculpture : « Belle tête, dit-il ; mais de cervelle point. » Combien de grands seigneurs sont bustes en ce p

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