‹ Fables de J. de La FontaineChapitre 106 sur 394 · LE CHEVAL S'ÉTANT VOULU VENGER DU CERF · texte numérisé non relu

LE CHEVAL S'ÉTANT VOULU VENGER DU CERF

De tous temps les chevaux ne sont nés pour les hommes Lorsque le genre humain de glands se contentait, Ane, cheval et mule, aux forêts habitait : Et l'on ne voyait point, comme au siècle où nous sommes,

Tant de selles et tant de bâts,

Tant de harnais pour les combats,

Tant de chaises, tant de carrosses;

Comme aussi ne voyait-on pas

Tant de festins et tant de noces.

Or, un cheval eut alors différend

Avec un cerf plein de vitesse ; Et ne pouvant l'attraper en courant, L eut recours à l'homme, implora son adresse. L'homme lui mit un frein, lui sauta sur le dos,

Ne lui donna point de repos Que le cerf ne fût pris et n'y laissât la vie. Et cela fait, le cheval remercie

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