‹ Fables de J. de La FontaineChapitre 191 sur 394 · LIVRE VII FABLE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII FABLE VII

Quels registres, quels soins, quel temps il leur fallut! Tous deux sont empêchés si jamais on le fut.

Les voleurs contre eux complotèrent ;

Les grands seigneurs leur empruntèrent ; Le prince les taxa. Voilà les pauvres gens

Malheureux par trop de fortune, tez-nous de ces biens l'affluence importune, Dirent-ils l'un et l'autre : heureux les indigents ! La pauvreté vaut mieux qu'une telle richesse. Retirez-vous, trésors; fuyez : et toi, déesse, Mère du bon esprit, compagne du repos, 0 Médiocrité, reviens vite ! A ces mots La Médiocrité revient. On lui fait place :

Avec elle ils rentrent en grâce, Au bout de deux souhaits, étant aussi chanceux

Qu'ils étaient, et que tous ceux Qui souhaitent toujours, et perdent en chimères Le temps qu'ils feraient mieux de mettre à leurs affaires

Le follet en rit avec eux.

Pour profiter de sa largesse, Quand il voulut partir et qu'il fut sur le point,

Ils demandèrent la sagesse :

C'est un trésor qui n'embarrasse point.

r.A COUR DU LION

Sa majesté lionne un jour voulut connaitre De quelles nations le ciel l'avait fait maitre.

11 manda donc par députés

Ses vassaux de toute nature,

Envoyant de tous les côtés

Une circulaire écriture

Avec son sceau. L'écrit portait

Qu'un mois durant le roi tiendrait

Cour plénière, à mt l'ouverture

Devait être un fort grand festin

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