‹ Fables de J. de La FontaineChapitre 20 sur 394 · LES VOLEURS ET L'ANE · texte numérisé non relu

LES VOLEURS ET L'ANE

Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient : L'un voulait le garder, l'autre le voulait vendre.

Tandis que coups de poing trottaient, Et que nos champions songeaient à se défendre,

Arrive un troisième larron

Qui saisit maitre aliboron.

1 Fonctionnaire turc chargé de porter les ordres du sultan.

L'âne, c'est quelquefois une pauvre province : Les voleurs sont tel et tel prince,

Comme le Transylvain, le Turc, et le Hongrois. Au lieu de deux j'en ai rencontré trois : Il est assez de cette marchandise.

De nul d'eux n'est souvent la province conquise

Un quart voleur survient, qui les accorde net En se saisissant du baudet.

XIY

SI MON i DE * PRÉSERVÉ PAR LES DIEUX

On ne peut trop louer trois sortes de personnes Les dieux, sa maîtresse et son roi.

Malherbe le disait : j'y souscris, quant à moi : Ce sont maximes toujours bonnes.

' Poctc grnc qui vivait au sixième siècle avant J.-G.

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