‹ Fables de Krilof; tr. en vers françaisChapitre 131 sur 161 · L'OURS LABORIEUX · texte numérisé non relu

L'OURS LABORIEUX

A courber des arcs de collier ^ Un manant se donnait grand' peine; Un ours le voit, et, mis en veine.

Veut faire aussi pareil métier.

Mais par degrés un arc se plie, Et, par malheur, l'ours l'ignorait.

Sans temps perdu, dans la forêt

Son industrie est établie ;

Coudriers, bouleaux sous ses pas

. Dans les attelages, les Russes se servent d'un demi-eerclc de bois ,,ui surmonte le joug et fixe les bonis des brancards aux <lenx cotés du poitrail du cbeval.

Craquent partout ; le bois en gronde A plus d'une verste* à la ronde!

Pourtant le métier n'allait pas.

Voyant qu'en vain sa main se lasse, L'ours va trouver le villageois.

« V^oyons, mon cher, dis-moi, de grâce, Pourquoi, si je courbe le bois.

Entre mes mains toujours il casse?

Vraiment, voisin, je suis à bout; Dis-moi le mot de ta science.

— C'est ce qui te manque avant tout.

Compère, c'est.... la patience!-'

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