‹ Fables de Krilof; tr. en vers françaisChapitre 139 sur 161 · LE COUCOU ET L'AIGLE · texte numérisé non relu

LE COUCOU ET L'AIGLE

L'aigle à certain coucou rempli de vanité, D'un rossignol à la réforme,

' U est assez piquant de retrouver celte jnème idée chez uu de nos poètes populaires, qui vraisemblablement n'a jamais lu Krilof. Tirez piofit de cette fable, Voas tous qai ror^uez sur uu liurd :

Voue thésaurisez pour le diable. Pierre Dopont.

Transmit, un jour, la dignité. Tout fier de cet honneur, le coucou sur un orme Va se percher, et veut aux habitants des bois , Par de brillants accords, faire admirer sa voix. Mais qu'est-ce à dire? Il chante , et soudain rassemblée, En riant de ses cris , au loin s'est envolée ! Le coucou dépité, près de l'aigle accourant, Se plaint que les oiseaux insultent à son rang. " l'engeance î criait-il, ta volonté suprême. Au rang du rossignol m'a promu dans les bois,

Et, quand je chante, à l'instant même, Chacun ose s'enfuir et rire de ma voix! ;) L'aigle dit : ;• Mon ami , ton erreur est extrême; Je suis roi, mais non dieu; je ne puis rien pour toi. Quand d'être un rossignol le coucou se propose ,

Je puis lui donner son emploi ,

Mais son talent, c'est autre chose! «

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