‹ Fables de Krilof; tr. en vers françaisChapitre 93 sur 161 · LA SOURIS ET LE RAT · texte numérisé non relu

LA SOURIS ET LE RAT

> Д1оп voisin, sais-tu Га\еп1иге?

A certain rat peureux disait une souris. Ce gros chat, dont la patte était pour nous si dure, Le lion le guettait, sa griffe hier Га pris. Il est temps que chez nous enfin on se repose.

— Bah! dit le rat peu rassuré, Beau sujet d'applaudir et de voir tout en rose ! C'est trop tôt se vanter; tout va nm\ à mon gré. Puisqu'il s'agit de griffe, hélas! l'affaire est faite! Pour affirmer déjà que ton lion est mort,

Point n'est hesoin d'être prophète, Puisque des animaux le chat est le plus fort. '?

Pareil propos pour vous n'est pas nouveau sans doute; Le poltron, prompt à se trouhler, Croit que l'ennemi qu'il redoute Est celui qui fait tout treml)ler.

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