LETTRE DE BERANGER
Moucheron et la Mouche. Je crois plutôt que vous avez écouté votre instiuct de poëte, et que vous faites à mon expérience plus d'honneur qu'elle ne mérite. Votre recueil a une telle supériorité sur la plupart de ceux que je connais, votre style porte si bien l'empreinte de l'étude de nos grands maîtres, que des conseils comme les miens ne vous sont pas nécessaires, et que je m étonne que ce recueil ne soit pas aussi connu qu'il devrait l'être.
Je vous remercie de la jolie composition gravée i que vous m'envoyez. Vous avez des amis qui vous comprennent; c'est un grand encouragement : c'es^ celui qui m'a aidé à traverser des années bien pénibles. Pour eux comme pour vous, je vous souhaite autant de bonheur que vous avez de talent.
Recevez, Monsieur, l'assurance de mon affectueuse considération.