‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 122 sur 428 · LE VOYAGEUR ET LE POTEAU · texte numérisé non relu

LE VOYAGEUR ET LE POTEAU

Dans les champs, vers un carrefour Où différents sentiers en divers lieux conduisent, Un voyageur s'arrête un jour.

« Enfin, reposons-nous, car mes forces s'épuisent; Depuis l'aube, dit-il, je porte un lourd fardeau. ■ Comme il parle, voilà qu'à l'angle d'une route

Ainsi le harangue un poteau :

« Au bourg le plus voisin vous vous rendez, sans doute : Retenez les conseils que je vais vous donner : Marchez toujours à droite et sans vous détourner. Quelques milles de plus à parcourir encore, Espace qu'un boiteux en quatre pas dévore, Des bois, une prairie, une plaine, un coteau,

Bref, le trajet le plus facile...

— Eh bien , marche toi-même. . . — Oh ! répond le poteau , Je montre les chemins, mais je reste immobile. »

Comme lui tels et tels, je vous le dis tout bas, Nous indiquent la route et ne la suivent pas.

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