‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 131 sur 428 · L'ÉPERVIER ET LES COLOMBES · texte numérisé non relu

L'ÉPERVIER ET LES COLOMBES

« Ma raee. disait l'épervier.

Des colombes est abhorrée; Chacune obstinément dans son trou retirée... Eh bien! jouons de ruse avec le colombier. Mesdames, désormais je prêche l'abstinence;

Vive l'eau claire et le maïs !

Je déteste le sang; je parcours le pays. Contre vos oppresseurs étalant ma vaillance. Quelques milans goutteux, par ma griffe abattes, Témoignent hautement du zèle qui m'enflamme ;

Enfin, pour prix de mes vertus.

J'obtiens l'une de vous, la plus belle, pour femme.

En bon parent, «mi bon voisin.

Sans nul soupçon, vers ma demeure, On s'en vient visiter la sœur et le cousin : Mn. fraternellement, je vous croque sur l'heure. Si ma tendre moitié cric à la trahison. le sais, a coup de bec, la mettre a la raison. » \ ces mots, l'épervier, fier de son stratagème, Va tenter l'aventure, et trop bien réussit.

Dans le meurtre à ce point le brigand s'endurcit, Qu'un jour il dévora son épouse elle-même.

Peuple, avec les méchants ne faisons nul traité. Quand je pense à ma fable, ô sainte liberté! Par un pacte fatal je crois te voir unie Avec la tyrannie.

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