‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 133 sur 428 · LE COR · texte numérisé non relu

LE COR

D'un antique manoir ridicule génie,

Un nain sur la muraille apercevant un cor,

Souffle avec peine, souffle encor.

Mais, adieu, fiers accents et suave harmonie : L'airain n'exhale plus qu'un sourd ricanement; Et les vassaux disaient : « 0 le sot instrument ! » Ils revinrent bientôt de cette erreur bizarre, Lorsque le châtelain, sonnant une fanfare,

Des monts réveilla les échos.

Qu'un nain, de tes beaux vers ridicule interprète, Ose d'une voix grêle évoquer tes héros, Corneille, nous sifflons l'acteur, non le poète. Pour entonner 1rs chants que ton souffle anima, Il faut des Lekain, des Talma...

Page 1