‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 177 sur 428 · LE FOU · texte numérisé non relu

LE FOU

Bicétre, comme on sait, renferme dans son sein De ces infortunés dont la raison est morte. Cédant à mes désirs, un jour, un médecin

Des cabanons me fit ouvrir la porte.

Courant à nous, un de ces malheureux Me dit : « Je suis un riche, un docte gentilhomme ! » Puis, montrant le docteur : « Ne suivez pas cet homme : Il ne sait ce qu'il dit; c'est un fou dangereux. »

Chez nous, chose plus triste, il est aussi d'usage Que les traits des méchants atteignent les grands cœurs, Que pour les plus savants soient les sifflets moqueurs, Que le fou méprise le sage.

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