A PIED ET EN VOITURE
A Paris, certain jour,, par torrents il pleuvait;
Chaque rue était une mare.
Des fiacres au galop la file se suivait, Et les cochers, battant leurs chevaux, criaient : Gare!
Quand les passants étaient dessous.
Un campagnard disait : « Ces conducteurs sont fous !
Je ne sais pas comment un homme Peut frapper un cheval, pauvre bète de somme, Et du haut de son siège éclabousser les gens.
Coquins, quel démon vous possède?
Si la police avait de sévères agents, A de pareils abus on porterait remède. » Au coin d'un carrefour, l'an d'après, deux sergents Empoignaient un cocher brutal, impitoyable. Dont les maigres chevaux de coups étaient meurtris.
Dans ce bourreau, je reconnus, surpris, L honnête campagnard, si franc, si raisonnable,
FABLKS. j-1
Qui des autres Marnait la conduite blAmable.
Je l'avoûrai, dès ce moment.
Tout pouvoir à mes yeux perdit de son prestige.
Et je compris comment Tout homme qui s'élève est saisi de vertige. Par cet exemple instruit, je jurai fermement D'éviter le contact des puissants de la terre, D'aspirer aux douceurs d'une ère ésalitaire... Je le jurai... Toujours j'ai tenu mon serment.