‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 272 sur 428 · A THÉODORE CARLIER · texte numérisé non relu

A THÉODORE CARLIER

J'ai vu poindre des jours d'un éclat sans pareil; Aux cieux. que de sa flamme mondait le soleil, Nul sinistre ouragan ne déployait ses voiles;

J'ai vu de clairs ruisseaux et des lacs transparents, Miroirs que respectait la fange des torrents, Rideaux on, dans la nuit, se berçaient les étoiles;

J'ai vu des prés couverts de leurs manteaux de fleurs, Balsamiques tapis aux suaves couleurs, Trésors où butinaient les abeilles sauvages...

— Théodore, tes vers sont aussi parfumés, Aussi purs, aussi beaux que les prés embaumés, Que les ruisseaux d'azur et les cieux sans nuages.

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