A THÉODORE CARLIER
J'ai vu poindre des jours d'un éclat sans pareil; Aux cieux. que de sa flamme mondait le soleil, Nul sinistre ouragan ne déployait ses voiles;
J'ai vu de clairs ruisseaux et des lacs transparents, Miroirs que respectait la fange des torrents, Rideaux on, dans la nuit, se berçaient les étoiles;
J'ai vu des prés couverts de leurs manteaux de fleurs, Balsamiques tapis aux suaves couleurs, Trésors où butinaient les abeilles sauvages...
— Théodore, tes vers sont aussi parfumés, Aussi purs, aussi beaux que les prés embaumés, Que les ruisseaux d'azur et les cieux sans nuages.