POURQUOI
« Tes pétales si beaux, douce fleur, où sont-ils? — L'étamine a déjà fécondé nies pistils, Et je livre sans peine, épouse fortunée, A l'aile des zéphirs ma robe dhy menée,
— Tu ne Tas plus, la nuit, éclairer le gazon, Luciole? — L'éclat n'est que vaine chimère. Hier, celui que j'aime est venu; je suis mère; De briller, croyez-moi, ce n'est plus la saison.
— O vous, beauté frivole, autrefois si coquette, Que deviennent le charme et la riche toilette, Et le feu de vos yeux et de vos diamants
Dont vous éblouissiez la foule des amants?
— Regardez mon enfant, répond la jeune femme, Le fils que jour et nuit je presse sur mon cœur : Ce fruit de mon amour, cette âme de mon àme, Voilà tout mon orgueil, voilà tout mon bonheur.