‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 276 sur 428 · POURQUOI · texte numérisé non relu

POURQUOI

« Tes pétales si beaux, douce fleur, où sont-ils? — L'étamine a déjà fécondé nies pistils, Et je livre sans peine, épouse fortunée, A l'aile des zéphirs ma robe dhy menée,

— Tu ne Tas plus, la nuit, éclairer le gazon, Luciole? — L'éclat n'est que vaine chimère. Hier, celui que j'aime est venu; je suis mère; De briller, croyez-moi, ce n'est plus la saison.

— O vous, beauté frivole, autrefois si coquette, Que deviennent le charme et la riche toilette, Et le feu de vos yeux et de vos diamants

Dont vous éblouissiez la foule des amants?

— Regardez mon enfant, répond la jeune femme, Le fils que jour et nuit je presse sur mon cœur : Ce fruit de mon amour, cette âme de mon àme, Voilà tout mon orgueil, voilà tout mon bonheur.

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